AG du SSATP: le rôle des gares dans la réforme du transport artisanal

Au cours des sessions techniques qui ont précédé l'Assemblée Générale du SSATP, Transitec a eu l'occasion d'intervenir sur la gestion des gares de transport urbain en Afrique.

L'assemblée générale annuelle du Programme de politiques de transport en Afrique (SSATP) s’est tenue du 24 au 27 mars à Cotonou (Bénin). Cet événement a rassemblé des ministres, des décideurs et des experts africains autour des thématiques : sécurité routière, intégration régionale et mobilité urbaine qui structurent le quatrième plan de développement (DP4, 2022-2026) du SSATP.

Au cours des sessions techniques qui ont précédé l’ouverture officielle par José Tonato (Ministre du Cadre de Vie et des Transport du Bénin), Julien Allaire (Transitec) et François Boulanger (Nodalis) ont présenté une étude réalisée conjointement pour le compte du SSATP sur la gestion des gares routières urbaines dans les villes africaines.

Quels sont les grands enseignements de cette étude ? En s’appuyant sur huit études de cas sélectionnées dans quatre villes africaines (Dakar, Abidjan, Dar es Salam, Maputo) en partenariat avec l’Association des Autorités de la Mobilité Urbaine Africaines (AUMA), le groupement Transitec-Nodalis a analysé le mode de fonctionnement actuel de différents types de gare ; et émis des propositions pour permettre aux pouvoirs publics de repenser le rôle de ces gares pour la modernisation du transport urbain.

A l’exception de quelques rares initiatives, l’investissement public dans les terminaux de bus est relativement limité. Généralement, les opérateurs de transport s’auto-organisent et une compétition pour l’espace apparait avec les commerçants qui cherchent à capter la clientèle du transport public. Au final, les usagers et usagères s’avèrent être les premiers perdants de ce modèle de gestion, qui est avant tout dû à un manque de coordination des acteurs et un manque d’investissement des pouvoirs publics. L’amélioration de la gestion des gares routières urbaines apparait donc comme un réel vecteur de développement de stratégies d’amélioration du transport artisanal.

Cette contribution au débat a permis d’alimenter les discussions qui ont suivi dans le cadre de la table ronde intitulée « Professionnalisation et amélioration du transport artisanal : qu’avons-nous appris en 20 ans de pratique ? ».

Entrez votre email pour recevoir régulièrement nos actualités