Comment gérer les arrêts de transport artisanal ? l’exemple du Grand Lomé

Dans les rues des villes africaines, les arrêts des opérateurs de transport artisanal sur la voirie représentent souvent des points de congestion qui génèrent des situations accidentogènes. A Lomé, cette problématique a donné lieu à une récente étude.

A Lomé comme dans la plupart des grandes villes africaines, le système de transport est dominé par le transport artisanal. Par essence moins organisé que le transport institutionnel, c’est souvent au niveau des arrêts, que les difficultés se concentrent. En l’absence de points d'embarquement et de débarquement structurés, les véhicules (taxis collectifs, minibus, taxis-motos, tricycles,…) s’arrêtent sur la chaussée, sur le trottoir, en double file, créant des frictions avec les autres usages et les autres modes.

Constatant les problèmes de circulation et les risques d'accidents associés aux arrêts intempestifs des motos-taxis et autres modes de transport artisanal, le Ministère des Transports Routiers Aériens et Ferroviaire du Togo a mandaté Transitec pour repenser les points d'arrêts des bus, des taxis-villes et des deux et trois roues sur les artères du Grand Lomé.

La mission qui vient de se terminer a permis d'engager une démarche démonstrative sur 3 axes structurants de la capitale togolaise. Sur la base d’un diagnostic axé sur des observations de terrain, la mission a permis d’établir :

  • Une classification typologique des pôles, définissant pour chaque type son rôle et les fonctionnalités associées
  • Une carte de hiérarchisation des arrêts sur les 3 axes étudiés
  • L’analyse d’une douzaine d’arrêts structurants (localisation, besoins, spatialisation,…)
  • L’établissement d’un plan d’actions constitué d’un chiffrage et d’un calendrier de déploiement du projet sur les 5 prochaines années.

Nous sommes impatients de voir la traduction sur le terrain de ces préconisations de cette étude pour laquelle nous avons mobilisé Guézéré Assogba, doyen de l'Université de Kara qui vient de publier "les taxis-motos dans les villes d'Afrique subsaharienne".

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